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Next generation ? 


Next generation ?
Par la Rédaction ORSYS

Alors qu’ils sont encore stagiaires, ou même étudiants, les « centennials » (ou génération Z) vont bientôt représenter un quart des effectifs dans l’entreprise. L’organisation est-elle prête à accueillir cette nouvelle génération ? Revue de conseils aux managers…

Ils viennent juste d’avoir 20 ans ou ne les ont pas encore. Ils sont impatients, autocentrés, accros aux réseaux sociaux, mais aussi en quête de partage de valeurs et de sens : voici les « générations Z », dont les traits de caractère font l’objet de multiples écrits tant ils préoccupent déjà… Pour preuve, la vidéo de Simon Sinek*, conférencier et auteur de livres sur le management, dressant le portrait de la génération Z, a été vue plus de 30 millions de fois sur Internet !

Il est vrai que l’on s’interroge : comment manager cette génération qui est née ou a grandi avec un Smartphone ou une tablette en main ? Après avoir eu quelques difficultés avec la génération précédente – les millennials ou génération Y –, les managers entrent en effet dans un nouvel univers où les codes sont encore cassés.

L’entreprise n’est pas une « amie » naturelle

Les centennials sont des autodidactes qui ont grandi dans un environnement économique incertain. Pour eux, l’obtention d’un diplôme n’est pas le pass pour trouver un travail. Leurs parents ont, pour certains, connu des périodes sans emploi ou des regroupements d’entreprises… laissant pousser en eux la notion de défiance vis-à-vis de l’entreprise. Ils visent d’ailleurs plutôt des études courtes et préfèrent se former une fois en poste. Et si l’emploi ne convient pas, il suffira de changer de cap, voire totalement demétier pour allier plaisir personnel et envie professionnelle.

Une quête de bien-être

Une quête de bien-être

D’ailleurs, la génération Z ne s’épanouit pas naturellement dans le monde du travail. Elle ne s’y sent bien que si elle y trouve sa place, et qu’elle perçoit le sens de son action. Elle attache une grande importance à son accueil dans l’entreprise, à la façon dont elle sera immergée dans les différents services pour en découvrir les process. Se sentir bien dans l’entreprise est une nécessité pour cette génération. Car, sur le fond, l’entreprise lui fait peur**.

Le centennial craint en effet de ne pas y trouver sa place, de ne pas pouvoir atteindre les objectifs assignés, que l’emploi ne lui convienne pas. Et puis il n’aime pas les « silos » organisationnels, la hiérarchie… Le rôle du manager ? Rassurer, accompagner, aider le centennial à travailler avec les autres, l’encourager, le féliciter… et toujours donner confiance. À l’inverse, pas question d’imposer ni d’adopter des comportements autoritaires avec lui, au risque de le voir partir vers d’autres horizons.

Pour cette génération où le ludique occupe une place majeure, il peut être opportun de combler cette recherche de bien-être par des événements en dehors du cadre de travail. Chacun de ces moments sera l’opportunité d’activités fédératrices où la convivialité contribue au bien-être et à la motivation… et au renforcement de l’image de l’entreprise.

Un management tout en finesse

En parallèle, les perspectives d’évolution dans l’emploi doivent être claires pour ces jeunes embauchés. Car ils aspirent à laisser leur empreinte, se sentir utiles dans l’entreprise. Cette génération hyperconnectée doit être stimulée pour avoir de l’intérêt, sentir qu’elle peut avoir une influence. L’idéal est de lui trouver une cause à défendre…

Mais n’oublions pas qu’elle a, par ailleurs, un fort désir d’entrepreneuriat – un étudiant sur trois aspire aujourd’hui à créer son activité. Un désir que le manager pourra exploiter volontiers, en le laissant par exemple faire des propositions, prendre des initiatives. Dans tous les cas, il devra le traiter tel un adulte, quel que soit le sujet. Mais dans les échanges, gare à ne pas baisser la garde : le manager a tout intérêt à préparer ses arguments, car son nouveau recruté aura besoin d’exprimer ses opinions…

Un management qui s’adapte versus une génération qui s’intègre

Un management qui s’adapte versus une génération qui s’intègre

Pour la génération Z, le digital, le numérique, ce ne sont pas uniquement des « outils », c’est véritablement une culture. Encore plus que pour la génération précédente, les centennials ont en effet appris à penser, communiquer, échanger en format digital. Une fois dans l’entreprise, aucune raison de modifier ce mode de fonctionnement. Leur culture digitale rend les frontières entre le travail et les loisirs beaucoup plus floues. Puisque tout est accessible et à portée de clic, il est aussi facile de se connecter pour le travail que de partager un avis sur son propre smartphone.

Ce sont d’ailleurs des multitâches doués d’une capacité de concentration limitée dans le temps.

Un comportement qui trouble les managers, dont bon nombre proviennent encore de la génération X. Pour conserver l’attention de son centennial, autant adopter les mêmes codes : communication teintée d’émojis, de photos, courtes réunions utilisant des live streaming, des vidéos…

Une chose est sûre : après les bouleversements induits par la génération précédente, l’arrivée des centennials va bousculer de nouveau les codes de l’entreprise. Autant s’y préparer…

*https://www.youtube.com/watch?v=QXWNChoIluo
**Étude Universum 2016


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