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Pourquoi la blockchain déchaîne les passions ?


Pourquoi la blockchain déchaîne les passions ?
Par la Rédaction ORSYS

Système de contrôle décentralisé et infalsifiable, la blockchain va bien au-delà du Bitcoin dont elle assure les transactions. Cette technologie de « chaîne de blocs » est appelée à bouleverser le monde de la banque, de l’assurance, de l’immobilier… Et la liste est loin d’être close.

« Deuxième révolution numérique », « l’uberisation de l’uberisation »… Les expressions flatteuses qui accompagnent la blockchain sont à la hauteur des espoirs placées en elle. Décentralisée et infalsifiable, cette « chaîne de blocs » permet de valider des transactions instantanément, de façon sécurisée et sans tiers de confiance.

Une technologie disruptive appelée à changer radicalement le monde du paiement en ligne, des prêts financiers, de l’assurance, des transactions immobilières, de la traçabilité agro-alimentaire, de la logistique… Dans une étude, Accenture prévoit une adoption massive de la blockchain au niveau mondial en 2025.

Encore inconnue il y a deux ans, la blockchain a vu sa popularité croître de façon exponentielle ces derniers mois. Il suffit pour s’en persuader de suivre le nombre de requêtes des internautes sur le sujet sur Google Trends. Jusqu’alors le Bitcoin qui repose sur cette technologie lui faisait de l’ombre. La crypto-monnaie, devenue la huitième devise mondiale en termes d’échanges, n’est pourtant qu’un avant-goût de ce qui se prépare.

Des transactions de pair-à-pair

Pour autant, le concept de la blockchain reste nébuleux pour les non-initiés. Une définition consiste à la présenter comme un grand livre de comptes qui garantit la conformité, l’intégrité et la traçabilité d’une transaction ou d’une information sans recourir à une autorité supérieure.

Les données sont partagées entre les membres du réseau sans dépendre d’une infrastructure centrale, la puissance de calcul étant fournie par les machines des participants. En cela, on peut parler de transactions pair-à-pair.

Pour s’assurer de l’intégrité d’un fichier, il est non seulement crypté mais signé en lui apposant une empreinte numérique unique. La sécurisation repose aussi sur une logique de consensus. 51% au moins des nœuds (les participants) de la chaîne, doivent approuver l’information. Ce qui suppose qu’un pirate doit hacker cette majorité de nœuds, ce qui semble impossible si la blockchain présente un grand nombre de nœuds.

Des cas d’usages infinis

Une Blockchain peut porter des échanges comme avec le Bitcoin, mais aussi des « smart contracts ». Ces « contrats intelligents » s’auto-exécutent selon des règles prédéfinies. Le contrat sera passé au déclenchement d’un événement qui peut être une date, un montant ou toute une action dûment authentifiée.

Différents cas d’usage sont possibles comme l’encadrement du remboursement d’un prêt immobilier, l’exécution d’un testament, le déblocage de fonds sous séquestre ou le suivi d’un colis. Les objets connectés peuvent rentrer dans la boucle. Un agriculteur qui a souscrit une assurance « sécheresse » pourrait se voir automatiquement indemnisé si un pluviomètre sous scellés atteste du manque d’eau dans ses champs. Sans attendre la venue d’un expert.

Plus généralement, toute transaction impliquant une confiance absolue dans l’information est éligible. Le Honduras a ainsi choisi de gérer son cadastre dans une blockchain afin de lutter contre la corruption, des fonctionnaires s’emparant sans scrupule de titres de propriété des citoyens.

Plus près de nous, l’école supérieure d’ingénieurs Léonard de Vinci (ESILV), basée à La Défense, a décidé de certifier ses diplômes sur une blockchain. La blockchain peut aussi faire la chasse aux CV trafiqués, aux produits de contrefaçon, aux paris sportifs truqués, aux faux avis consommateurs sur Internet, aux usurpations d’identité... Le champ des possibles est infini.


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