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Handicap et digital : la marche du progrès 


Handicap et digital : la marche du progrès
Par la Rédaction ORSYS

Quand société rime avec technologie, l’évolution de la seconde facilite la vie de la première. À l’heure où le digital fait tourner le monde et apporte toujours plus d’innovations, la question du handicap ne devrait plus se poser comme étant celle de l’exclusion mais plutôt comme étant celle de l’autonomie.
Aujourd’hui, quelle est la situation des personnes handicapées en entreprise où le statut de travailleur en situation de handicap reste complexe ?

La compensation du handicap porteuse d’innovation

Le paradoxe d’une situation de handicap, c’est qu’elle est souvent le moteur d’innovations technologiques. Leur usage se démocratise au point de faire partie du quotidien de tous.
Par exemple la télécommande. Elle a été conçue dans le but de pallier l’impossibilité de mouvement. Elle fait aujourd’hui partie du quotidien de tous car son innovation était synonyme de confort.
En effet, le but de l’innovation est d’aller vers plus d’aisance et pas seulement de combler une incapacité. Ainsi, en étant par définition contraignants, les handicaps déclenchent les premiers moteurs de la recherche. Celle-ci aboutit à l’émergence de technologies. Qui elles-mêmes répondent à la quête d’autonomie et à une meilleure intégration.
Face à l’exclusion des personnes en situation de handicap dans des domaines comme l’emploi ou les aménagements terrain, le caractère légal de certaines dispositions est important pour l’égalité de tous. Toutefois, la technologie s’en affranchit rapidement. Elle développe des produits qui dépassent les handicaps jusqu’à ne plus les concerner.

Technologie et handicap : sortir de la stigmatisation

Le défi des entreprises est donc d’accomplir leur transformation digitale tout en extrayant les personnes en situation de handicap de la stigmatisation. Prendre en compte la différence sans la faire remarquer.
Il s’agit pour les entreprises d’être en mesure de proposer les solutions adéquates. L’espace accueillant doit donc avoir deux réflexes simples :

  • se présenter comme étant handi-accueillant
  • anticiper les besoins des personnes dont un handicap est déclaré
Face à une personne en situation de handicap, soit vous ne savez pas et de ce simple fait elle n’est pas stigmatisée, soit vous le savez et à ce moment-là, le chemin est à faire dans les deux sens.
Dans le cadre d’une entreprise, l’employé en situation de handicap a, tout comme son employeur, des droits et des devoirs. Mais dans ce souci d’éviter la stigmatisation, l’adaptation du poste n’est possible qu’à la demande du collaborateur. Cette demande doit être appuyée par la RH et sur recommandations de la médecine du travail.
Sortir ce public de la stigmatisation revient à lui limiter les démarches qu’il doit entreprendre. Elles ne sont pas toutes évitables car seule la personne en situation de handicap sait précisément ce dont elle a besoin. Mais le rôle de l’espace accueillant est celui de rendre accessibles tous les services qu’il propose. Ou encore de donner les moyens de répondre aux missions demandées.

Digital et handicap

L’entreprise doit pourvoir aux besoins de ses employés en situation de handicap quand ils en font la demande. Mais il n’en reste pas moins que chaque handicap a des besoins spécifiques face au digital.
Par exemple, grâce aux synthèses vocales et plages braille, le digital s’adapte plutôt bien à la cécité et à la surdité. En revanche, il (et l’informatique en général) ne semble pas adapté au handicap mental parce que c’est une question de codage et de vocabulaire.
Pour adapter cette technologie, il faudrait pouvoir coder différemment avec les personnes en situation de handicap mental elles-mêmes. C’est parfois ce qui se fait en ESAT (Etablissements et Services d’Aide par le Travail). Mais ceci entre dans des problématiques de rentabilité que les entreprises ne peuvent pas toujours tenir.

La loi du 11 février 2005*

Elle classifie les types de handicap en cinq catégories pour lesquelles la technologie tente d’apporter des solutions.

Handicap moteur Tableaux numériques connectés à des tablettes…
Handicap sensoriel (vue, ouïe) Paperboard numérique, tablette tactile braille…
Handicap psychique (troubles mentaux) Tout dépend du trouble
Handicap mental Tableau blanc interactf, tablette Autitab…
Maladies invalidantes Application pour la dyslexie…

Le digital, vraie voie vers l’inclusion

ien qu’handicap et technologie soient liés comme on pourrait lier stimulus et réflexe, nombre d’innovations se détachent des besoins fondamentaux de ces personnes alors en situation d’exclusion. De la conception d’un site Web à la possibilité de faire marcher des personnes paralysées, le monde digital offre toutes les possibilités aux personnes en situation de handicap ! Excepté que ces innovations n’entrent pas dans les critères du profit…
Etant donné la complexité des besoins et des différents types de handicaps, l’anticipation est trop difficile à entretenir et les sociétés comme SMART Technologies ou Mimio (les tableaux d’enseignement interactifs) restent encore assez rares. Les travailleurs handicapés doivent-ils donc se résigner à ne pas avoir accès à tout ?
En définitive, le digital est une véritable ressource efficace pour favoriser l’inclusion des salariés en situation de handicap. Notamment pour le handicap sensoriel. Les dispositifs existants sont efficaces et relativement accessibles. Il reste donc que la plus grande difficulté des travailleurs handicapés est l’a priori de complexité relative à la gestion de leur handicap.

*Encart : Loi « Handicap » de 2005

La loi 2005-102 pour l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées a été votée le 11 février 2005.
Elle comprend 101 articles et apporte de nombreux changements conditionnés par le contenu des textes d’application et leurs précisions.

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